Question orale : Transfert unilatéral de licence IV d'un village rural vers un centre commercial
Par
M. Frédéric Valletoux
(HOR)
« …de mettre la main sur la licence IV qui était attachée à l'« Esco Bar » de Thoury-Férottes pour satisfaire les besoins d'un établissement du centre commercial des Trois Fontaines, rue de la Croix des Maheux, à Cergy. Pour justifier sa décision, le préfet du Val-d'Oise argue du fait que la commune disposait jusqu'à présent de deux licences IV. Toutefois, l'une d'entre elles est attachée au golf de la Forteresse, golf privé situé à l'extérieur du village, qui ne remplit pas les mêmes fonctions d'animation de la vie quotidienne qu'un bar-tabac de centre-bourg. »
Destinataire : Aménagement du territoire et décentralisation — Rubrique : ruralité — Analyse : Transfert unilatéral de licence IV d’un village rural vers un centre commercial — M. Frédéric Valletoux alerte Mme la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur une situation préoccupante concernant le transfert unilatéral et imposé d’une licence IV actuellement rattachée à la commune de Thoury-Férottes (650 habitants), située dans le sud Seine-et-Marne, dans sa circonscription, vers un établissement d’un centre commercial de Cergy (71 500 habitants), au cœur de Cergy-Pontoise (221 000 habitants). Sans se préoccuper de l’impact de sa décision sur cette commune rurale, le préfet du Val-d’Oise a en effet décidé de mettre la main sur la licence IV qui était attachée à l’« Esco Bar » de Thoury-Férottes pour satisfaire les besoins d’un établissement du centre commercial des Trois Fontaines, rue de la Croix des Maheux, à Cergy. Pour justifier sa décision, le préfet du Val-d’Oise argue du fait que la commune disposait jusqu’à présent de deux licences IV. Toutefois, l’une d’entre elles est attachée au golf de la Forteresse, golf privé situé à l’extérieur du village, qui ne remplit pas les mêmes fonctions d’animation de la vie quotidienne qu’un bar-tabac de centre-bourg. Quant à la seconde licence IV, attachée donc à I’« Esco Bar », un bar-tabac au cœur du centre-bourg, près de la mairie et dont le gérant est malheureusement décédé d’une crise cardiaque, son transfert revient de fait à empêcher toute perspective de reprise de l’activité, privant ainsi le village de son ultime commerce. Sans licence IV, aucun exploitant ne souhaitera s’y installer, condamnant à terme ce lieu de vie. Cette décision, décidée sans aucune concertation, ni avec le maire, ni avec les élus du secteur, est pour lui inacceptable et suscite une vive incompréhension au regard des enjeux d’aménagement du territoire et de maintien de la vitalité des commun