Question écrite : Situation fiscale et sociale des sportifs de haut niveau vivant à l'étranger

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Par Mme Delphine Lingemann (DEM)

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« Mme Delphine Lingemann (DEM) — Destinataire : Sports, jeunesse et vie associative — Rubrique : sports — Analyse : Situation fiscale et sociale des sportifs de haut niveau vivant à l'étranger — Mme Delphine Lingemann attire l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l'absence de protection sociale adaptée aux sportifs de haut niveau non professionnels résidant durablement à l'étranger et sur la nécessité de combler ce vide que la loi du 27 novembre 2015 n'a pas pleinement résolu. »

Destinataire : Sports, jeunesse et vie associative — Rubrique : sports — Analyse : Situation fiscale et sociale des sportifs de haut niveau vivant à l’étranger — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’absence de protection sociale adaptée aux sportifs de haut niveau non professionnels résidant durablement à l’étranger et sur la nécessité de combler ce vide que la loi du 27 novembre 2015 n’a pas pleinement résolu. Parmi les sportifs inscrits sur les listes ministérielles de haut niveau au titre de l’article L. 221-2 du code du sport, les situations sociales sont profondément hétérogènes. Dans les disciplines collectives – football, handball ou encore basketball –, le sportif bénéficie d’un contrat de travail avec son club. Il accède à ce titre à l’ensemble du régime général : assurance maladie, indemnités journalières, retraite. Mais dans les disciplines individuelles – patinage artistique, natation ou encore gymnastique –, il en va tout autrement. Le sportif n’est lié à aucun employeur et ne perçoit pas de salaire. Ses ressources se limitent à des primes de compétition conditionnées à ses victoires et éventuellement à des droits à l’image. Ces revenus sont par nature aléatoires et éphémères, à l’image de la carrière sportive elle-même. Ils ne s’inscrivent dans aucune relation contractuelle de travail et ne sont donc assujettis à aucune cotisation sociale : aux yeux des organismes de sécurité sociale, ce ne sont pas des revenus d’activité professionnelle. Pourtant, l’administration fiscale les traite comme tels et les requalifie en revenus professionnels au-delà d’un certain seuil, sans tenir compte de leur caractère incertain ni de leur durée limitée. Le même sportif est donc imposé comme un professionnel par le fisc et ignoré comme tel par la sécurité sociale. Lorsqu’il réside en France, le sportif sans contrat de travail bénéficie de la protection univers

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