Question écrite : Situation du lycée d'altitude Suzanne Joulié Roos de Briançon
Par
Mme Valérie Rossi
(SOC)
« …Alors que le Gouvernement affirme son attachement à la cohésion territoriale et à l'égalité des chances, la diminution envisagée apparaît de nature à fragiliser durablement l'offre éducative dans un territoire où le maintien des services publics représente un enjeu majeur d'attractivité et d'équilibre démographique. Par ailleurs, à quatre ans du déroulement des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 qui se dérouleront aussi dans le »
Destinataire : Éducation nationale — Rubrique : enseignement secondaire — Analyse : Situation du lycée d’altitude Suzanne Joulié Roos de Briançon — Mme Valérie Rossi attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation du lycée d’altitude Suzanne Joulié Roos de Briançon (Hautes-Alpes), à la suite de l’annonce d’une baisse significative de sa dotation horaire globale (DHG) pour la rentrée scolaire 2026-2027. Selon les informations transmises, cette dotation connaîtrait une diminution d’environ 80 heures d’enseignement alors que les effectifs attendus et l’offre de spécialités demeurent globalement inchangés. Une telle évolution conduirait à la suppression d’enseignements en demi-groupes et ferait peser un risque réel sur le maintien de certaines spécialités, réduisant ainsi les possibilités d’orientation offertes aux élèves du Briançonnais. Cette situation soulève une interrogation plus large quant à la prise en compte effective des spécificités des territoires de montagne dans la répartition des moyens de l’éducation nationale. Situé dans un bassin de vie enclavé, marqué par de fortes contraintes de déplacement et l’éloignement des grands pôles urbains, le lycée d’altitude de Briançon constitue le seul accès local à une offre d’enseignement général et technologique complète pour de nombreux élèves. Toute réduction substantielle des moyens alloués à cet établissement est donc susceptible d’entraîner, de fait, une inégalité d’accès aux parcours scolaires en fonction du lieu de résidence. Alors que le Gouvernement affirme son attachement à la cohésion territoriale et à l’égalité des chances, la diminution envisagée apparaît de nature à fragiliser durablement l’offre éducative dans un territoire où le maintien des services publics représente un enjeu majeur d’attractivité et d’équilibre démographique. Par ailleurs, à quatre ans du déroulement des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 qui se dérouleront aussi dans le