Question écrite : Reconnaissance institutionnelle des médecins et sauveteurs en montagne (ANMSM)
Par
Mme Delphine Lingemann
(DEM)
« …Malgré la nature d'intérêt général de ses missions, l'ANMSM ne dispose aujourd'hui que d'un statut associatif, reposant sur l'engagement bénévole de ses membres, sans reconnaissance officielle ni convention avec l'État. Or une telle reconnaissance apparaît d'autant plus nécessaire à l'approche des jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver de 2030, où les compétences et les moyens de l'ANMSM seront indispensables à la sécurité des sites en montagne. Un dossier est actuellement en cours d'instruction au ministère de la santé concernant la mise en place d'une convention entre l'État et l'ANMSM. Aussi, elle lui demand »
Destinataire : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées — Rubrique : associations et fondations — Analyse : Reconnaissance institutionnelle des médecins et sauveteurs en montagne (ANMSM) — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur la nécessité d’une reconnaissance institutionnelle et d’un cadre conventionnel pour l’Association nationale des médecins et sauveteurs en montagne (ANMSM), dont le siège est établi dans le département du Puy-de-Dôme. Créée en 1990, l’ANMSM regroupe la majorité des médecins ainsi qu’une partie des sauveteurs et équipages participant aux missions de secours en montagne en France. Elle constitue une ressource opérationnelle essentielle, mobilisant des médecins qualifiés pour intervenir en milieu montagnard et extrême, en complémentarité avec les services du SAMU. L’association joue également un rôle majeur dans la formation : elle encadre le diplôme interuniversitaire de médecine et d’urgences en montagne (universités de Toulouse et de Grenoble), assure la formation continue des médecins du secours et participe à la formation médicale des gendarmes et CRS sauveteurs. Elle est, de plus, reconnue à l’international à travers son intégration récente à la Commission internationale du secours alpin (CISA). Malgré la nature d’intérêt général de ses missions, l’ANMSM ne dispose aujourd’hui que d’un statut associatif, reposant sur l’engagement bénévole de ses membres, sans reconnaissance officielle ni convention avec l’État. Or une telle reconnaissance apparaît d’autant plus nécessaire à l’approche des jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030, où les compétences et les moyens de l’ANMSM seront indispensables à la sécurité des sites en montagne. Un dossier est actuellement en cours d’instruction au ministère de la santé concernant la mise en place d’une convention entre l’État et l’ANMSM. Aussi, elle lui demand