Question écrite : Récurrence des violences urbaines lors des manifestations sportives
Par
Mme Marine Hamelet
(RN)
« Mme Marine Hamelet (RN) — Destinataire : Intérieur — Rubrique : ordre public — Analyse : Récurrence des violences urbaines lors des manifestations sportives — Mme Marine Hamelet interroge M. le ministre de l'intérieur sur les violences urbaines qui ont accompagné, dans la nuit du 30 au 31 mai 2026, la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions et plus largement sur l'incapacité persistante de l'État à empêcher la transformation systématique de chaque grand rendez-vous sportif en théâtre d'émeutes. »
Destinataire : Intérieur — Rubrique : ordre public — Analyse : Récurrence des violences urbaines lors des manifestations sportives — Mme Marine Hamelet interroge M. le ministre de l’intérieur sur les violences urbaines qui ont accompagné, dans la nuit du 30 au 31 mai 2026, la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions et plus largement sur l’incapacité persistante de l’État à empêcher la transformation systématique de chaque grand rendez-vous sportif en théâtre d’émeutes. Le bilan dressé par M. le ministre lui-même fait état de 890 interpellations sur le territoire national, soit une hausse de 45 % par rapport à l’année précédente et de 178 policiers et gendarmes blessés. Commerces pillés, véhicules et abribus incendiés, tirs de mortiers d’artifice sur les forces de l’ordre, tentatives d’intrusion dans un commissariat : les stigmates du saccage étaient visibles dans de nombreux arrondissements de la capitale, mais aussi dans une quinzaine de villes. Or ce scénario n’a rien d’inédit ; il est devenu une fatalité organisée. Les mêmes scènes s’étaient produites un an plus tôt, en mai 2025, après le premier sacre européen du club parisien ; elles s’étaient déjà produites en juillet 2018, lors de la victoire de l’équipe de France en Coupe du monde. À chaque liesse populaire, la même minorité violente, souvent organisée et mobile, confisque l’espace public, agresse les forces de l’ordre et terrorise les habitants comme les commerçants. Et à chaque fois, les responsables publics répètent les mêmes promesses : en 2025, le Premier ministre annonçait une « révolution pénale » et le ministre de l’intérieur d’alors reconnaissait que la sanction n’était pas à la hauteur des actes. Un an plus tard, non seulement rien n’a changé, mais le bilan s’est aggravé de 45 %. Cette inertie est d’autant moins compréhensible que l’opinion publique réclame, sans ambiguïté, davantage de fermeté. Selon le sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro