Question écrite : Prise en charge médico-sociale des personnes consommatrices de drogues à Paris
Par
Mme Sarah Legrain
(LFI-NFP)
« …ommatrices de crack aux comportements parfois agressifs et violents envers elles-mêmes et les autres, scènes dégradantes, atteignant à la dignité de ces personnes et à celle des passants et enfants qui y assistent, recours à la prostitution dans certains espaces publics, consommation dans les transports en commun, etc. Si la présence de forces de police supplémentaires à l'occasion des JOP de Paris 2024 a pu masquer temporairement le problème, en diminuant artificiellement ces nuisances tout en réprimant et dispersant les personnes concernées sans leur fournir d'accompagnement réel, la situation est de nouveau intenable. »
Destinataire : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées — Rubrique : drogue — Analyse : Prise en charge médico-sociale des personnes consommatrices de drogues à Paris — Mme Sarah Legrain alerte Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées sur la situation très dégradée d’une partie de la 16ème circonscription de Paris, liée à l’abandon total des personnes consommatrices de drogues par les pouvoirs publics. Les habitants d’une partie du 19ème arrondissement et particulièrement ceux des quartiers populaires autour de Rosa Parks, du Quai de Loire et de Stalingrad, sont confrontés quotidiennement à des personnes en errance, dans des situations médico-sociales indignes. Depuis plusieurs années, les réunions sur le sujet se sont succédé, sans évolution notable. La coopération des différents services concernés (préfecture de police, ARS, mairie centrale et d’arrondissement) semble avancer, avec notamment la création d’un groupe partenarial opérationnel (GPO). Cependant, les habitants, collectifs et associations concernées constatent une détérioration quotidienne de la situation : présence de personnes consommatrices de crack aux comportements parfois agressifs et violents envers elles-mêmes et les autres, scènes dégradantes, atteignant à la dignité de ces personnes et à celle des passants et enfants qui y assistent, recours à la prostitution dans certains espaces publics, consommation dans les transports en commun, etc. Si la présence de forces de police supplémentaires à l’occasion des JOP de Paris 2024 a pu masquer temporairement le problème, en diminuant artificiellement ces nuisances tout en réprimant et dispersant les personnes concernées sans leur fournir d’accompagnement réel, la situation est de nouveau intenable. Au-delà de l’aspect sécuritaire, il faut donc une offre de soins contribuant durablement à l’accompagnement médico-social des personnes usagères de drogues, comme les Halte