Question écrite : Licences sportives refusées aux mineurs non accompagnés pris en charge par l'ASE
Par
Mme Graziella Melchior
(EPR)
« Mme Graziella Melchior (EPR) — Destinataire : Sports, jeunesse et vie associative — Rubrique : sports — Analyse : Licences sportives refusées aux mineurs non accompagnés pris en charge par l'ASE — Mme Graziella Melchior alerte Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les refus opposés depuis septembre 2025 par la Fédération française de football à des demandes de licences concernant des mineurs non accompagnés pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. »
Destinataire : Sports, jeunesse et vie associative — Rubrique : sports — Analyse : Licences sportives refusées aux mineurs non accompagnés pris en charge par l’ASE — Mme Graziella Melchior alerte Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les refus opposés depuis septembre 2025 par la Fédération française de football à des demandes de licences concernant des mineurs non accompagnés pris en charge par l’aide sociale à l’enfance. Il est indiqué que ces refus seraient fondés sur l’application de règles issues de la Fédération internationale de football association, exigeant la production d’une décision accordant le statut de réfugié ou de personne protégée ainsi qu’une attestation relative aux motifs du déplacement du mineur vers la France. Or les mineurs non accompagnés ne relèvent pas du droit d’asile mais du régime de la protection de l’enfance au titre notamment de la Convention internationale des droits de l’enfant et des articles 375 et suivants du code civil, ces mineurs faisant l’objet d’une prise en charge par l’aide sociale à l’enfance et d’une représentation légale pouvant aller jusqu’à l’ouverture d’une tutelle. Jusqu’à récemment, une attestation des services départementaux de l’aide sociale à l’enfance permettait l’obtention d’une licence sportive sans difficulté particulière. Le changement de pratique observé depuis l’automne 2025 conduit aujourd’hui au blocage de nombreuses demandes avec des conséquences concrètes pour les clubs amateurs et pour l’accès des mineurs concernés à la pratique sportive. Dans le seul département du Finistère, plusieurs dizaines de dossiers seraient concernés et plus d’une centaine à l’échelle régionale. Cette situation interroge la base juridique de l’exigence de documents relevant du droit d’asile pour des mineurs placés au titre de la protection de l’enfance. Elle lui demande en conséquence de préciser sur quel fondement légal repose cette pratique, si des instructi