Question écrite : Jeux d'argent, paris sportifs, marketing agressif et protection des jeunes
Par
M. Sébastien Saint-Pasteur
(SOC)
« M. Sébastien Saint-Pasteur (SOC) — Destinataire : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées — Rubrique : jeux et paris — Analyse : Jeux d'argent, paris sportifs, marketing agressif et protection des jeunes — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées dans un contexte où le jeu reste un choix individuel et où la communication humoristique relève naturellement de la liberté d'expression, mais où certaines campagnes ont déjà été jugées trompeuses ou contraires aux obje… »
Destinataire : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées — Rubrique : jeux et paris — Analyse : Jeux d’argent, paris sportifs, marketing agressif et protection des jeunes — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées dans un contexte où le jeu reste un choix individuel et où la communication humoristique relève naturellement de la liberté d’expression, mais où certaines campagnes ont déjà été jugées trompeuses ou contraires aux objectifs de prévention. Les données disponibles montrent que le risque de jeu excessif est nettement plus élevé pour les parieurs sportifs que pour les autres joueurs : Santé publique France estime qu’environ quinze parieurs sportifs sur cent présentent une pratique à risque, soit un niveau de vulnérabilité particulièrement préoccupant pour un produit qui se greffe sur l’attrait du sport et touche massivement les jeunes hommes. Par ailleurs, une enquête commandée par l’Autorité nationale des jeux (ANJ) indique que plus d’un tiers des 15-17 ans ont déjà joué à un jeu d’argent, dont près de 30 % à des paris sportifs, en dépit de l’interdiction de ces jeux aux mineurs. Ces chiffres sont en cohérence avec les travaux d’associations spécialisées, qui soulignent que 62 % des parieurs déclarent avoir commencé à jouer sous l’influence de la publicité. Plusieurs décisions récentes montrent que ce n’est pas le principe même de la publicité qui pose problème, mais certaines formes de communication particulièrement déloyales ou manipulatrices. L’ANJ a ainsi imposé en 2022 à un opérateur le retrait de la campagne « Tout pour la daronne », au motif que ce spot glorifiait la figure du parieur et suggérait que les paris sportifs pouvaient permettre une ascension sociale, en faisant croire qu’un jeune issu d’un milieu populaire pouvait « offrir une vie de luxe à sa mère » grâce à un gain, en contradiction avec les règles qu