Question écrite : Islamisme dans le sport
Par
M. Michel Guiniot
(RN)
« M. Michel Guiniot (RN) — Destinataire : Sports, jeunesse et vie associative — Rubrique : sports — Analyse : Islamisme dans le sport — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l'attitude du ministère vis-à-vis de la tolérance adoptée face à l'islamisme dans le sport. En effet, il est rapporté par la presse qu'une sportive française, portant les couleurs françaises lors d'une compétition internationale, s'est affichée vêtue d'un voile islamique pour les photos officielles. Cette sportive, bien que méritante, à déjà été exclue de… »
Destinataire : Sports, jeunesse et vie associative — Rubrique : sports — Analyse : Islamisme dans le sport — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’attitude du ministère vis-à-vis de la tolérance adoptée face à l’islamisme dans le sport. En effet, il est rapporté par la presse qu’une sportive française, portant les couleurs françaises lors d’une compétition internationale, s’est affichée vêtue d’un voile islamique pour les photos officielles. Cette sportive, bien que méritante, à déjà été exclue de deux fédérations sportives dernièrement, notamment a cause de son prosélytisme religieux. L’actuelle fédération sportive de laquelle cette sportive dépend assume totalement sa position en vantant son multiculturalisme. Ce fait n’est pas isolé, la délégation française aux jeux Olympiques de Paris 2024 avait également été contrainte d’accepter un voile islamique vaguement dissimulé, attitude pourtant opposée aux instructions de Mme la ministre des sports d’alors. Notre pays affiche ainsi une tolérance vis-à-vis de l’islamisme dans le sport, notamment à l’échelle internationale, a l’encontre même du principe de neutralité. Il lui demande donc s’il envisage de sanctionner la fédération sportive agréée pour ces faits contraires aux décisions du Conseil d’État sur la laïcité dans le sport et à la position du ministère jusqu’alors constante à ce sujet. — Dans un arrêt du 29 juin 2023, le Conseil d’État rappelle tout d’abord que les agents des fédérations sportives délégataires et, plus largement, toutes les personnes sur lesquelles elles ont autorité doivent, lorsqu’ils participent à l’exécution du service public, s’abstenir de manifester leurs convictions et opinions personnelles. Le Conseil d’État s’appuie sur le principe de neutralité du service public rappelé au I de l’article 1er de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République (loi dite CRPR), q