Question écrite : Inquiétude sur la baisse du budget de la réserve de la gendarmerie

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Par M. Alexandre Dufosset (RN)

Jeux olympiques
« …Ce recul budgétaire fragilise ainsi les capacités de formation, d'entraînement et d'engagement effectif des réservistes. Il convient également de noter que cette baisse dépasse les anticipations fondées sur l'exercice 2023. L'année 2024, exceptionnellement marquée par les troubles en Nouvelle-Calédonie et par les Jeux Olympiques, ne peut constituer une référence pertinente. Dans les faits, cette réduction se traduit déjà par une moindre sollicitation de la réserve, avec des effets délétères : désengagement progressif des réservistes, surcharge de travail pour les unités d'active, allongement des délais d'intervention et tensions sur les droits à récupération. Ce report de charge sur les militaires d'active risque, à terme, d'a… »

Destinataire : Intérieur — Rubrique : gendarmerie — Analyse : Inquiétude sur la baisse du budget de la réserve de la gendarmerie — M. Alexandre Dufosset appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’évolution préoccupante des moyens alloués à la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale, à la lumière des récentes restrictions budgétaires appliquées pour l’année 2025. Dans le département du Nord comme partout en France, la réserve de la gendarmerie constitue un soutien indispensable aux brigades territoriales, en particulier lors de missions de sécurité publique et à l’occasion d’évènements sensibles. Or le budget dédié à la réserve de la gendarmerie a subi, en 2025, une baisse marquée de 16 %, passant de 90 millions d’euros en 2024 à 75,6 millions d’euros pour cette année. Cette contraction apparaît en décalage avec les orientations portées par la loi n° 2023-703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour la période 2024-2030, laquelle prévoit une montée en puissance du nombre de réservistes opérationnels (toutes armes comprises), fixant un objectif de 80 000 d’ici 2030 et 105 000 en 2035. Ce recul budgétaire fragilise ainsi les capacités de formation, d’entraînement et d’engagement effectif des réservistes. Il convient également de noter que cette baisse dépasse les anticipations fondées sur l’exercice 2023. L’année 2024, exceptionnellement marquée par les troubles en Nouvelle-Calédonie et par les Jeux Olympiques, ne peut constituer une référence pertinente. Dans les faits, cette réduction se traduit déjà par une moindre sollicitation de la réserve, avec des effets délétères : désengagement progressif des réservistes, surcharge de travail pour les unités d’active, allongement des délais d’intervention et tensions sur les droits à récupération. Ce report de charge sur les militaires d’active risque, à terme, d’altérer la qualité du service rendu à la population, tout en affectant l

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