Question écrite : Cybersécurité liées aux obligations numériques

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Par Mme Sophie Blanc (RN)

Biathlon
« …Depuis 2022, le SIA constitue la plateforme officielle de gestion et de suivi de la détention légale des armes à feu en France. Sa généralisation impose à l'ensemble des détenteurs d'armes (chasseurs, licenciés ou anciens licenciés de tir, de ball-trap ou de biathlon, ainsi que certaines catégories de détenteurs d'armes de catégorie C) de créer un compte personnel, condition préalable à l'acquisition, la vente, l'entretien d'une arme ou même à la conservation du droit de détention. »

Destinataire : Intérieur — Rubrique : armes — Analyse : Cybersécurité liées aux obligations numériques — Mme Sophie Blanc appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les préoccupations croissantes en matière de cybersécurité liées aux obligations numériques pesant sur les détenteurs légaux d’armes à feu, notamment les tireurs sportifs, dans le cadre du déploiement du système d’information sur les armes (SIA). Depuis 2022, le SIA constitue la plateforme officielle de gestion et de suivi de la détention légale des armes à feu en France. Sa généralisation impose à l’ensemble des détenteurs d’armes (chasseurs, licenciés ou anciens licenciés de tir, de ball-trap ou de biathlon, ainsi que certaines catégories de détenteurs d’armes de catégorie C) de créer un compte personnel, condition préalable à l’acquisition, la vente, l’entretien d’une arme ou même à la conservation du droit de détention. Or cette obligation place les détenteurs dans une situation de dépendance accrue à des portails informatiques centralisant des données particulièrement sensibles : identité complète, adresse personnelle, statut de licence, inventaire des armes détenues et documents justificatifs numérisés. Dans ce contexte, l’actualité récente a mis en lumière la forte vulnérabilité de certaines structures intervenant dans la filière du tir sportif : le week-end des 18 et 19 octobre 2025, un piratage massif a visé la Fédération française de tir (FFTir), compromettant les données personnelles de 250 000 licenciés et 750 000 anciens licenciés. Selon les éléments communiqués par le parquet de Paris, les informations dérobées (identité, adresses, numéros de licence, coordonnées téléphoniques et électroniques) ont été utilisées pour commettre des vols d’armes par effraction ou par usurpation de qualité, notamment au moyen de faux policiers. Plusieurs cas avérés d’effractions ciblées et de vols d’armes ont été recensés dans différentes régions. Cet évènement soulève de

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