Question écrite : Attaques racistes contre Kylian Mbappé et les joueurs de l'équipe de France
Par
M. Alexis Corbière
(ECOS)
« …Alexis Corbière (ECOS) — Destinataire : Sports, jeunesse et vie associative — Rubrique : discriminations — Analyse : Attaques racistes contre Kylian Mbappé et les joueurs de l'équipe de France — M. Alexis Corbière attire l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la récurrence des attaques racistes visant les joueurs de l'équipe de France de football et sur les moyens mis en œuvre par la Fédération française de football et par l'État pour les protéger. »
Destinataire : Sports, jeunesse et vie associative — Rubrique : discriminations — Analyse : Attaques racistes contre Kylian Mbappé et les joueurs de l’équipe de France — M. Alexis Corbière attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la récurrence des attaques racistes visant les joueurs de l’équipe de France de football et sur les moyens mis en œuvre par la Fédération française de football et par l’État pour les protéger. À l’occasion du huitième de finale de la Coupe du monde 2026 opposant la France au Paraguay, l’ancien gardien de but paraguayen José Luis Chilavert, présent lors de la Coupe du monde 1998, avait qualifié publiquement l’équipe de France de « sélection africaine » avant la rencontre. Au lendemain de la défaite paraguayenne, la sénatrice Céleste Amarilla, membre du Parti libéral radical authentique, a publié sur le réseau social X une série de messages ouvertement racistes à l’encontre de Kylian Mbappé, le qualifiant de « Camerounais colonisé, faisant semblant à fond d’être Français », avant de le comparer, lui et son équipe, à des animaux en des termes profondément déshumanisants évoquant la consommation de noix de coco. Confrontée à la réponse indignée du capitaine des Bleus, la sénatrice a persisté et publié une lettre ouverte dans laquelle elle a retourné l’accusation en parlant de « violence de genre pure et dure » et en exigeant des excuses, sans jamais revenir sur le caractère raciste de ses propos initiaux, qu’elle a justifiés par la référence à son propre métissage. Dans un média, elle a affirmé que pour sa génération, traiter quelqu’un de « nègre de merde » était une habitude. Le Président de la République a apporté son soutien au capitaine des Bleus face à ces attaques racistes. Le gouvernement paraguayen s’est désolidarisé de sa sénatrice et le président de la FIFA, Gianni Infantino, a lui-même condamné sans équivoque ces propos. La Fédération française de footba