Question écrite : Universitarisation de la formation en maïeutique

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Par Mme Marie-Pierre Rixain (EPR)

IGESR
« …ut des enseignants-chercheurs en maïeutique, à l'organisation de la maîtrise de stage universitaire ou encore aux modalités de soutenance du doctorat d'exercice. Cette situation, marquée par des disparités entre établissements, fragilise la lisibilité de la réforme pour les étudiants comme pour les équipes pédagogiques et tend à prolonger le constat dressé par les rapports de l'IGAS et de l'IGESR selon lequel les sages-femmes constituent »

Destinataire : Enseignement supérieur, recherche et espace — Rubrique : enseignement supérieur — Analyse : Universitarisation de la formation en maïeutique — Mme Marie-Pierre Rixain appelle l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace sur les conditions de mise en œuvre de l’intégration universitaire de la formation initiale des sages-femmes. Depuis la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires, les compétences des sages-femmes n’ont cessé de s’élargir. Elles assurent désormais le suivi global des femmes, interviennent en matière de prévention et de santé sexuelle et reproductive, prescrivent des contraceptifs et peuvent pratiquer des interruptions volontaires de grossesse. La loi du 25 janvier 2023 visant à faire évoluer la formation de sage-femme a entendu tirer les conséquences de ces évolutions en consacrant la dimension pleinement médicale de la profession, notamment par l’intégration universitaire de sa formation initiale et par la structuration d’un troisième cycle. Cette réforme devait permettre d’aligner la formation en maïeutique sur celle des autres professions médicales, tant du point de vue de son organisation universitaire que de ses exigences académiques et cliniques. Toutefois, plus de deux ans après son adoption, sa mise en œuvre demeure incomplète. Plusieurs dispositions structurantes n’ont pas encore trouvé de traduction opérationnelle, en particulier celles relatives au statut des enseignants-chercheurs en maïeutique, à l’organisation de la maîtrise de stage universitaire ou encore aux modalités de soutenance du doctorat d’exercice. Cette situation, marquée par des disparités entre établissements, fragilise la lisibilité de la réforme pour les étudiants comme pour les équipes pédagogiques et tend à prolonger le constat dressé par les rapports de l’IGAS et de l’IGESR selon lequel les sages-femmes constituent

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