Question écrite : Avenir du BNMA : impact sur la formation et les métiers d'art
Par
Mme Valérie Rossi
(SOC)
« …le ministre de l'éducation nationale sur la réforme du brevet national des métiers d'art (BNMA). Depuis plusieurs mois, le ministère met en œuvre une réforme qui prévoit de raccourcir le parcours des futurs professionnels des métiers d'art, passant d'un cycle de quatre ans (CAP + brevet des métiers d'art) à un cycle de trois ans (BNMA). Cette réforme, initiée par l'inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR), se déploie sans concertation avec les professionnels du secteur, les enseignants, les familles et les ministres de tutelle des métiers d'art et repose sur un rapport de l'IGÉSR qui n'a pas été rendu public. »
Destinataire : Éducation nationale — Rubrique : enseignements artistiques — Analyse : Avenir du BNMA : impact sur la formation et les métiers d’art — Mme Valérie Rossi appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la réforme du brevet national des métiers d’art (BNMA). Depuis plusieurs mois, le ministère met en œuvre une réforme qui prévoit de raccourcir le parcours des futurs professionnels des métiers d’art, passant d’un cycle de quatre ans (CAP + brevet des métiers d’art) à un cycle de trois ans (BNMA). Cette réforme, initiée par l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR), se déploie sans concertation avec les professionnels du secteur, les enseignants, les familles et les ministres de tutelle des métiers d’art et repose sur un rapport de l’IGÉSR qui n’a pas été rendu public. Or cette réforme entraînerait une réduction drastique des volumes horaires de formation, passant, pour les enseignements professionnels, de 2 474,5 heures sur quatre ans à 1 611 heures sur trois ans, soit une baisse de 35 %. Les périodes de formation en milieu professionnel seraient également diminuées, passant de 24 à 30 semaines à seulement 16 semaines. Les métiers d’art nécessitent un apprentissage long et progressif pour maîtriser les gestes, la rigueur et les savoir-faire d’excellence. Une telle réforme, mise en œuvre sans dialogue et dans une logique de rationalisation à court terme, risque de fragiliser la qualité de la formation, l’insertion professionnelle des jeunes et la pérennité des entreprises artisanales, qui représentent 80 % d’unités unipersonnelles. Mme la députée souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour garantir une réelle concertation avec les acteurs du secteur avant toute mise en œuvre définitive de la réforme ; ainsi que s’assurer que les volumes horaires et les périodes de formation en milieu professionnel ne compromettent pas la qualité de la formation et la ma