Amdt n°AC156 · art. ARTICLE 1ER BIS · sur « Proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du… »
Par
M. Julien Odoul
(RN)
« Dossier : Proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel — Auteur : M. Julien Odoul — Statut : Cavalier (45) — Article : ARTICLE 1ER BIS »
Dossier : Proposition de loi relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel —
Cet amendement ne concerne en rien la nationalité civile des sportifs, ni les sportifs bi-nationaux qui n’ont jamais été inscrits sur la liste des sportifs de haut niveau français. Il ne vise pas davantage les sportifs étrangers évoluant dans les championnats professionnels français.
Il vise une situation précise et circonscrite : celle d’un athlète inscrit sur la liste des sportifs de haut niveau établie par le ministre chargé des sports, qui a bénéficié à ce titre de financements publics, de mises à disposition d’infrastructures nationales ou de bourses fédérales, et qui a ensuite volontairement demandé à changer de nationalité sportive pour représenter un État étranger dans des compétitions officielles.
La question posée n’est pas celle de l’identité ou de la double appartenance. C’est celle du retour sur investissement public. Quand l’État français finance pendant des années la formation d’un athlète inscrit sur sa liste de haut niveau, cet investissement a un objet : servir le rayonnement sportif de la France. Lorsque l’athlète, après avoir bénéficié de ce système, choisit de représenter un autre pays, il est légitime que les championnats professionnels français ne lui offrent pas un accueil sans condition. Ce n’est pas une sanction : c’est la conséquence logique d’un choix librement consenti. La suspension prend fin dès que l’athlète retrouve la nationalité sportive française, ce qui est toujours possible.
Rédiger ainsi l’alinéa 2 et suivants:
« Art. L. 132‑1‑2‑1