Amdt n°300 · art. ARTICLE 2 BIS · sur « Proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du… »
Par
M. Jean Bodart
(LIOT)
« Dossier : Proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel — Cet amendement supprime tous les alinéas réécrits en Commission, et qui concernent le régime de la profession d'agent sportif, tout en conservant les dispositions renforçant la protection des mineurs : l'interdiction de toute rémunération sur la mutation d'un mineur, y compris lorsque celui‑ci atteint la majorité en cours de contrat, et l'aggravation des peines qui la sanctionne. »
Dossier : Proposition de loi relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel —
Cet amendement supprime tous les alinéas réécrits en Commission, et qui concernent le régime de la profession d’agent sportif, tout en conservant les dispositions renforçant la protection des mineurs : l’interdiction de toute rémunération sur la mutation d’un mineur, y compris lorsque celui‑ci atteint la majorité en cours de contrat, et l’aggravation des peines qui la sanctionne.
Ainsi, la suppression de cette partie de l’article n’emporte aucun recul sur la protection des mineurs ni sur l’intégrité de la profession : les dispositions relatives aux mineurs sont maintenues, et les incapacités pénales ainsi que le contrôle d’honorabilité prévus à l’article 2 ter demeurent pleinement applicables.
L’article 2 bis n’a fait l’objet d’une étude d’impact, ni de la saisine d’une mission d’inspection. Il reprend en l’état des propositions élaborées par le mouvement sportif, sans que l’ensemble des organisations représentatives des agents, dont plusieurs n’étaient pas encore constituées ou suffisamment structurées, aient pu être associées. Le rapporteur a lui‑même relevé en commission qu’une mission flash serait préférable, et les sénateurs ont expressément invité l’Assemblée à “faire le tri”. L’article a été adopté à titre conservatoire, pour “cranter le sujet”.
Un sujet qui touche simultanément à la liberté d’entreprendre, au droit du travail et au droit de l’Union européenne ne saurait être réglé dans ces conditions. Il appelle une concertation associant le ministère, les fédérations, les