Amdt n°273 · art. APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: · sur « Proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du… »
Par
Mme Soumya Bourouaha
(GDR)
« Dossier : Proposition de loi relative à l'organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel — Auteur : Mme Soumya Bourouaha — Statut : Cavalier (45) — Article : APRÈS L'ARTICLE 12, insérer l'article suivant: »
Dossier : Proposition de loi relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel —
Les centres de formation constituent l’un des piliers de l’excellence sportive française. Pourtant, derrière les réussites les plus visibles se cache une réalité beaucoup plus méconnue : celle de milliers d’adolescents engagés très tôt dans une compétition d’une intensité exceptionnelle.
Le droit en vigueur permet aujourd’hui l’entrée en centre de formation dès l’âge de quatorze ans. À cet âge, de nombreux jeunes quittent leur famille, leur environnement social et leur cadre scolaire habituel pour rejoindre des structures parfois situées à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile. Ce déracinement précoce intervient à une période déterminante de la construction personnelle et affective.
Dans le même temps, ces jeunes sont plongés dans un univers d’ultra-concurrence où chacun sait que les places sont rares et que l’échec constitue l’issue la plus probable. Les récits glorifiant les sacrifices consentis par les sportifs professionnels sont nombreux. En revanche, la parole de ceux qui ont tout sacrifié sans jamais accéder au professionnalisme demeure largement absente du débat public.
L’écrivain et ancien pensionnaire de centre de formation Mathieu Tulissi Gabard a récemment mis en lumière cette réalité dans son ouvrage « Footboys ». À travers son expérience personnelle, il décrit un système où de très jeunes adolescents sont confrontés à l’éloignement familial, à l’isolement, à la pression permanente de la performance et à la perspective constante de l’exclusion. Il rappel